Retour vers la page d'accueil

Ci dessous des lettres de mes grands parents Radégonde FAZILLEAU & Joseph ALBERTEAU

Sans vouloir leur manquer de respect , je mets ces lettres à la vue de tout le monde . J'espère qu'elles donneront à réfléchir sur la vie qu'ils ont pu avoir et celle que nous vivons maintenant où chacun pense avoir une vie insatisfaisante. Ces lettres ont été réécrites telles que mes grands parents les ont écrites .
Mes préférées celle du 2 décembre 1909 & celle de la forêt de Fok du 22 décembre 1914

La première le rendez vous pour la demande en mariage

Chiché, le 2 décembre 1909

 

Ma chère Radegonde, 

Que quelques lignes seulement pour te demander un moment à ta disposition pour pouvoir converser ensemble. Si tu peu me recevoir dimanche prochain, fais moi-le savoir. Peut-être garde-tu. Cela m'ais égale si tu garde avec Maurice. J'irrait à midi entre la messe et vêpre. Je le préférerait.Tu vas peut-être te demander ce que je te veux mais tu dois t'en douter un peu et j'aime mieux te parler de vive voix que sur le papier. Ma chère, ces lignes sont à ta disposition, à toi de les équilibrer et dans prendre connaissance.Peut-être serais-tu en peine de disposer un moment dimanche. Si tu ne peux, fais comme pour autre chose car si quelquefois tu avais quelque chose qui te déplairais dans mes lignes, ne te gêne pas, donne-moi en connaissance sans crainte.Voilà ce que je ne pouvais tarder à te demander en attendant d'avoir l'honneur de lire ta pensée, je te dis à bientôt

Un ami qui t'embrasse

Jo : Al.


Les suivantes : les correspondances pendant la Guerre 14/18

Parthenay, le 6 juillet (1914)

 

Ma chère petite femme,  

Je viens ce soir te dire un peus ce qui ce passe. Nous somme encore à Parthenay. Nous sommes finis d'habiller ce soir et nous ne savons quand nous partons. Nous sommes point malheureux pour le moment. J'ai vu Amédé et Ferdinan hier soir, Fernand Clisson qui arrivait ce matin, Aristide Réau.Je suis en bonne santé. Je vous souhaite que ma présente vous trouve comme elle me quitte.Tu diras bonjour à la Berthomelière à ma place dans un mot. Tu embrassera toute la famille à ma place.Je finis en t'embrassant de tous mon cœur. Oublit pas Néné et ma petite Marie

Joseph

 

Quand tu m'écriras voilà l'adresse :

Joseph Alberteau à la 19ème Cie 3ème escouade de 314ème A……par Parthenay

N'oublie pas de laisser le petit vide au pointillé

Mercredi 28 octobre (1914)

 

Mon cher Petit Joseph, 

Je viens ce soir m'entrenir un petit moment avec toi que j'espère que tu soie toujour en bonne santé et toujour trenquille. Voilà 2 jour que je n'ai pas de lettre et j'ai entendu dire par un et par l'autre que vous allier aussi vous autres partir pour le Nord rejoindre tous le 9ème corps qui y sois dejas rendu. Cela m'inquiète beaucoup mes enfin que veut--u il faudras toudemême l'acepter de bon cœur et Priez toujour le Bon Dieu en fin qu'il te conserve toujour et jusqu'à la fin de ta campagne et que tu revienne auprès de ta chère petite femme et tes filles qui t'attende avec tan d'amitiez et tan d'impatience mes espère toujour qu'un jour nous nous rassemblerons et pour être heureux le reste de notre vie. Prion et Prion toujour. Dieu et la Sainte Vierge nous aiderons. Nous avons recut une carte de Paul hier et nous a envoyer sa photographi. Il n'a pas trop mauvaise mine et nous dis qu'il a commencer à se promener et qu'il espère avoir une convalesance ce qui nous ferer grand plaisir s'il pouvais ceulement avoir qu'elleque jour pour passer auprès de nous. Nous avons rien encore de ce Cher Gabriel. Nous étions impatien de ne recevoir aucune nouvelle. Nous avons récrit à son dépôt. Peut-être n'aurait-il pas reçut la 1ère. Pour Stanila, il a bien reçut tes lettres mes peut-être n'a -t-il pas eut le temps de te répondre ou les lettres peut-être égaré. Il doit être rendu en Belgique car il y en a qui ont partir en même temps que lui et ont écrit qu'il était en Belgique. Espéron qu'il n'ait pas trop de misère se pauvre frère afin que Dieu le ramène aussi lui auprès de sa chère petite famille. Nous avons rien de nouveau à te communiquer Nous avons eu un peut d'eau mes point encore sufisament mes les terres se rafraichises cemmeme un peut. Nous allons peut-être en avoir pour 8 jour après la Toussaint. Il y en aura beaucoup qui ne seronts pas si avanver que nous. Toute la famille t'embrasse bien fort et Elise te souhaite bien le boujour et Ta chère Petite femme qui te voudrais bien auprès de moi pour te conter toutes ces peines mes esperont que cela viendras Bientôt. Entanden (en attendant) je t'embrasse bien fort ainsi que tes deux chérie petite fille qui T'aiment et qui t'embrassent mille et mille fois et qui te souhaitent unes bonne senté mon cher Petit.

Ta chère Petite femme qui T'embrasse encore une fois de plus et qui ne t'oublie pas un instant.

 Radegonde Alberteau.

 

Réponse

 

Sainte Geneviève le 7 N. 1914 (novembre)

 

Ma chère Petite femme, 

Je viens vivement répondre à ton aimable lettre. Je suis heureux de savoir que vous n'êtes pas trop en retard pour faire les blès. Si vous finissez que huit jours après la Toussaint, vous ne serrez pas trop en retard et si le temp est le même que à Sainte Geneviève, les choux doivent pousser à vut d'oeil. Je n'ait pas reçut ta carte mandat encore serai-ce que vous n'avez pas bien mis l'adresse. Aurriez-vous pas mis au 114ème quelquefois. Enfin j'espère qu'il viandrat. Tu diras bonjours à Ferret et à Auguste à ma place. Si j'étais pas si loing, je lui ferait passer un paquet de tabac. Nous en sommes pas privé. La bouche m'en fait mal le soir. Mon vieux Ferret, je suis heureux de savoir que vous êtes chez nous car je sais que vous êtes capable de nous remplacer. Mon vieux, quand je bourt ma pipe, je songe à vous, à la petite chiquette. Nous sommes toujour tranquil et pas malheureux et en bonne santé. Je vous souhaite que vous en soyer ainsi. Bonjour aux amis sans oublier ma petite Elise qui ne m'oublit jamais.Je finis en t'embrassant du fond du coeur et embrasse toute la famille à ma place et n'oublie pas mes deux fillettes.

Aurrevoir ma chère Petite.

Ton mari qui t'oublieras jamais.

La Moinie, le 18 novembre (1914)

 

Mon cher Petit Joseph, 

Je fais réponse à ta petite lettre que j'ai reçut ce matin avec plaisir et surtout te voir en repos et de retour à Mylery et tu me dis que tu était auprès d'un bon feu. Il me semble que tu devais te trouver heureux car tu ne vairas point du feu tous les jours. Si cela continuer seulement jusquau bout malgré le temp qui parrais bien long. L'on patientera encore avec plus de patience. Tu me dis aussi que tu as écrit à tout le monde du plessie. Il seront bienheureux de recevoir de tes nouvelles. Je te dirais mon cher amis si tu pouvais écrir à Louis Alberteau, curé d'Iteuil il serait bien content aussi d'avoir de tes nouvelles. Tantes de villeneuve y est partir ce ces jours. Je te dirais que nous avons un temps qui commence à être pas chaud aussi nous. Mes ce qui me fais bien songer encore davantage à vous tous mes pauvres amis car nous, nous pouvons encore nous chauffer quand nous avons froid. Mes vous, ce n'est plus la même chose. Il ne faut pas ce conter sur le feu ni les bons lits que nous avons et je t'assure que tous les soirs je me maudi d'être si bien coucher et vous, vous voir sur une petite couche de paille. Encore, si vous en saviez toujours, mes non. Comme ce pauvre Stanisla, de ce temps là, qui demeure dans ces tranchées, a vraiment, j'y songe continuellement.

Voilà deux jour que nous avons de forte gelées blanches. Nous avons labourer depuis qu'il ont terminer les enblaisons. Le petit patis les versaires au no et la noue à l'Ane, à présent les voilà tranquille. Pour quelleques jour Papa vas pouvoir se reposer. Cela le trenquilise beaucoup.

Aurevoir mon cher amis et je t'embrasse bien fort. Nous somme tous en bonne santé et je t'assure que j'ai un appetie sempareil. J'ai honte de tout ce qu e je mange. Quand tu reviandra, tu me vairas bien plus grasse que quand tu a partir et tes 2 petites filles aussi et qui tembrasse mille et mille fois.

 Radegonde qui songe continuellement à son cher Joseph.

 

Réponse

 

Sainte Geneviève le 25 N. 1914

 

Ma chère Petite femme, 

Deux mots ce matin pour te dire que nous avons un temps dure et un peu de neige ce matin. Hier soir au moment d'entrer manger la soupe, j'ai trouvé Constant de la Buzenière qui est justement à mon esconade et ainsi que Touchard de la mastière qui est à mon esconade aussi. Je contait sur Henri de Fay la besse mais il n'est pas partit de Parthenay. Je lui est écrit. Il ne m'a pas fait réponse. A moins qu'il n'aurait pas reçut ma lettre. Je suis en bonne santé et pas malheureux. Je suis heureux de savoir que tu te porte bien et que tu engraisse. Tu diras bonjour aux amis.Embrasse Pères et Mères, frères, soeures, cousins, cousines. J'ai écrit à Louis Alberteau il y a déjà longtemp. Tu diras bonjour à Villeneuve à ma place ainsi que Marie et ses chères Petits.

Je finis en t'embrassant mille et milles fois. Embrasse mes deux petites fillettes à ma place.

Celui qui ne t'oublit jamais un instant,

Joseph.

La Moinie, le 20 novembre (1914)

 

Mon Cher Joseph, 

Je prend un petit instant pour causer avec toi. Hier nous avons eut la visite de Amédée et Constance. Je 'assure qu'il a bonne mine. C'est domage que cette malheureuses et triste guerre car il vat peut-être bien obligé d'y retourner, sa blessure est conplètement ciquatrisé. Il est à compagnie de henri de Fayelle llabbesse. Ca devez en partir des dépôts il y a déjà quelleques jours, mes comme tous les jeunes de 20 ans sont partir donc ils sont restés encore pour une autre fois. Marie a reçut une lettre ce matin de Stanislas. Il est toujours Dans sa même tranchée à Zonnebeke mes en première ligne. Il si craint autent l'un que l'autre. S'est à qui commencera pas le 1er à déguerpir de leur tranchée. Il nous dit que out il se trouve l'artillerie ne bombarde pas. Espérons que cela continuera. Qu'il soit trenquile et toujour en bonne santé. Nous avons pas souvent de nouvelles de Paul. Voilà 15 jours que nous avons pas eut de lettre mes nous penssont bien que c'est qu'il nous a écrit et que ca lettre serait perdut. Ce matin nous avons reçut le carte à René et ta lettre du 15 et tu dis que vous avez chaud. Je ne pensse bien et si seulement c'était la fin. Mes ce qui le fait le plus de peine c'est que cela n'est point terminer et nous aussi nous avons un temps dur. De ce temp là, voilà 3 jour que ca grêle et très dur et cette nuit est bien commencer à faire froid. Encore nous avons un grand vent du Nord qui est très dure et si seulement tous été là et vous, vous auriez un temps plus chaud.

Je te dirais mon cher Petit que Renée a attrapée le rhume et elle n'est point trop d'aplond ce soir mes j'espère que cela ne sera pas grand chose et elle est toudemême contente car le petit Feret lui fait une charette, cela la reconsole un peut. A part cela tout le monde est en bonne santé. Nous avons reçut une carte de Joseph Petit. Il nous a passé sa Fotographie. Il est partir pour les lignes du 6 novembre. Tu voudra bien me dire si tu reçois ton paquet, que ton bonnet de laine se trouve, si tute trouve bien dedand car à présent elle en font d'une autre façon que je croix qu'il serait mieux pour vous garantir, et si cela est pratique.

Allon mon cher Petit, je vais te quitter encore une fois et je t'embrasse du fond du coeur et je pense bien des fois dans toi de ce temps car il fait froid et si je t'avais seulement auprès de moi pour te réchaufer les pieds que biens souvent que tu ne dois point les avoirs bien chaud. Et bien moi, je réchauffe àpeuprès auprès de mes deux chères petites filles que j'embrasse tous les soirs à la place de mon cher Joseph que je songe temp et surtout le soir car moi me coucher si bien et si chaudement et toi te voir que sur un peud de pail et encore si tu en avait toujour de la bonne.

Allons, aurevoir mon cher ami et je te dis bonssoir et bonne santé et j'espère toujour que bientôt nous entendions dire que cette malheureuse guerre soit terminer.

Ta petite femme qui t'embrasse bien fort

Radegonde et ses deux petites filles qui se porte bien.

 

Sainte Geneviève, le 27 N. 1914

 

Ma chère petite femme, 

Je suis heureux ce matin d'être à l'abris chez des bons gens auprès d'un poêle et me fait pas de mal. J'ai reçut hier soir 5 lettres : Marie du Bourg,Cron, Célina, Métais, Aristide Coudreau. Je veux te dire qu'il faut que tu t'occupe pour toucher de l'argent. Tu as droit à 50 sous par jour : parles donc de cela à Monsieur Grelier et en autre cas au sous préfet. Alors tu me rendras réponse de cela, les autres touche bien alors tu as aussi bien droit que les autres. Amédé aurra été heureux de passer 7 jours auprès de sa famille. Qu'elle joie pour tous. Il vous aurra un peut raconté ce qui c'est passé. J'ai reçut une lettre de Paris. Ma marraine me demande ce que j'ai Besoin. Nous sommes toujours tranquil et pas malheureux. J'ai Victor Largeau qui est à ma compagnie. Il ne se fait pas de bil, el est venut me voir hier soir avec joseph.

Tu diras bonjour aux amis et tu n'oublieras pas toute la famille.

Embrasse Pères et Mère, Cousin, Cousines. J'ai été heureux d'avoir des réponses des amis. Je finis en embrassant toute la famille sans oublier Elise, les Ferrets, Auguste. Bonjour chez marie et ainsi qu'à Radegonde Deborde. 

Ton mari qui ne t'oubliera jamais, 

Joseph.

 

La Moinie, le 18 décembre 1914

 

Mon cher Joseph, 

Je prend un petit moment pour m'entretenir avec toi. Nous avons la veillé de Papa et Maman. Il sont venu pour souper avec nous car nous avons des petites cochons a couper et il en profitent pour nous rendre une visite. Nous avons reçut une lettre de Placide aujourd'hui. Il est revenu à Dijon au 58ème Teritorial 13ème compagnie à Dijon Cote-d'or. Tu me dis que tu as jamais reçut de ses nouvelles et pourtant il nous dit qu'il avait écrit ses sent doute que les lettres n'ont pas corespondu. Nous avons aussi reçut une petite carte d'Alphonse. Il était venu àa Montreuil-Belais. Il arrivait à trois heures du matin à Paris. Stanislas a écrit hier. Il est en bonne santé. J'ai écris aux parisiens hier et je leur est passer une petite carte et je les ait bien remercier d'avoir bien voulut te passer se petit paquet. Aprésent je m'inquiète beaucoup du petit paquet que tu ma parlé car il y en a qui me disent que si tu as des efet ou autres choses appartenant aux Allemands et que malheureusement tu serais fait prisonnier qu'il te ferait de grandes peines a raport a ce que tu aurais a eux donc fait ton possible pour l'envoyer si tu le peut ou en cas met leur toujour afin de n'avoir pas de peine. Pour cela cela m'inquiète beaucoup. Aurevoir mon cher Petit. Je te dis bien le bonsoir et je t'embrasse bien fort ainsi que tes deus petit trésor. Papa et maman Auguste t'embrasse aussi bien fort et les parents de la maison aussi.

Ta petite femme qui ne t'oublie pas un instant.

Radegonde Alberteau

 

Réponse

 

La Forêt de Fok le 24 décembre 1914

 

Ma chéri Petite femme, 

J'ai reçut ton aimable lettre hier soir. Tu ma dis qu'il faut que je fasse attention d'avoir pas dustensile aux boches. Tranquilise toi. Nous sommes toujours aux bois cette nuit. Nous avons pas trop froid car nous étions couverts avec des feuilles et de la paille pour nous coucher mais ce matin il nous semble au réveil être au mois de mai. Il y a des fleures de neige sur notre tête malgré tout pas trop froid enfin moi j'espère qu'une chose il faudrer s'apprendre à vivre dans les bois désormais nous connaissont faire des maisons. Nous allons passer notre messe de minuit de garde à, la lisière du bois et pourtant j'y songere beaucoup à minuit et de là ma chère Petite Père mère enfant et serviteur c'est le moment de songer dans ce nouvel an qui s'approche et je ne veux point le laisser passer sans vous offrir mes meilleur voeux. Je vous souhaite d'abord vivement la fin de ce fléau qui vous souffrez encor plus que nous de pensée car nous entre camarade nous nous monton le morale le plus fort aide le plus faible et je ne souhaite pas la fin que pour vous pour moi aussi et je vous souhaite une bonne santé et que Dieu vous aides dans vos pénibles travaux que je sais que vous abusé de vos forces tout le monde car je sais que soit Ferret Elise ou Auguste tout le monde y met du siens enfin espérons qu'un jour je pourrez vous dire merci et vous glorifier de votre envie. Ma chère Petite, embrasse Père mère et mes chèr petites et tu leur souhaiteras ce beau jour à ma place je te souhaite que Dieu nous apporte un grand garçon et que pour toi ce passage soit sans peine de souffrance.

La Moinie, le 13 décembre (1914)

 

Mon cher petit Joseph, 

Puisque j'ai un petit moment avant de souper, j'en profite pour te faire passer de nos nouvelles. J'ai reçut une lettre ce matin qui date du 5 et tu me demande ma Fotographie. Oui mon cher Petit sa me ferat grand plaisir de te la faire passer. Je vais attendre quelle que jour. Je te l'enverrer pour tes Etrênes. Stanislas a écrit hier. Il est toujour au même endroit. Il dis qu'il n'est pas trop heureux car ils ont trop d'eau dans leurs tranchées et je t'assure que nous en avons nous aussi. Depuis 8 jour il n'a pas fait autre chose que de tomber de l'eau. Nous pensons beaucoup en vous car de ces temps si cruel toujour dans l'eau. Je te dirais que les jeunes ont reçut leurs familles de route. Deret Arsène s'en vat jeudi et il est versé dans les vivres. Je t'assure que Joseph le père se fait beau. Il ne cesse de pleurer et lui aussi sa lui fait bien de la peine car il est tous seul de connaissant. Il part près de Paris. Constance devais aller voir Amédé mes le mauvais temps leurs en a empêcher. Donc ton paquet, je n'ai pas pu le faire passer. Je ferai mon possible pour te l'expédier le plus vite possible. Je t'ais envoyer...dans une lettre sans la recommander. J'espère que tu la recevras. Je vais t'en envoyer...autre...Je vaisdonc te dire encore une fois Bonsoir et surtout bonne santé. Pour nous, tous le monde va bien. Papa est très bien portent de ce temp là ainsi que Maman et les Parents de la Berthomelière aussi et ta chère Petite femme qui se porte au mieux ainsi que tes 2 chéries petites filles qui voudrais voir l'arriver de se si cher Papa. Prions et le jour viendra. A quand serat-il donc ce grand jour.

Aurevoir mon cher amis

Radegonde qui T'embrasse bien fort et embrasse tes 2 chéries à ta place.

Je t'embrasse.

 

Réponse

 

Morville, le 20 D. 1914

 

Ma chère Petite femme, 

Hier, je te disais que je n'avais pas reçut toute l'argent que tu m'a envoté mais si, l'ait toute touchée car hier matin j'ai reçut 8 lettres et hier soir 5 alors j'ai trouvé d'autre dans une autre lettre du soir. Alors donc que j'ai touché 20. Je te remercit beaucoup et j'ai touché ton paquet aussi et nous étions heureux. Je te l'ait déjà dit sur une autre lettre. Ce matin j'ai quitté le bois pour aller au bourg de Morville auprès des boches pendant trois jours. Là, nous sommes mieux que dans le bois car nous sommes dans des maisons qui sont vide car les habitants ont évacué le bourg depuis un mois. C'est triste de voir cela car toutes les maisons sont saccagées par les soldats. Vous n'êtes pas heureux, je le sait. Mais, ces gens sont encore plus à pleindre que vous car ils ont tout laissé. Il y a même encore des cochons qui sont dans les écuries à souffrir. Malgré que nous sommes pas loin des boches, nous sommes toute même tranquil. C'est vrait que nous couchons souvent à la belle étoile car nous sommes à demie les jours de gardes et c'est dire la nuit dernière pour la veille du Dimanche nous avons pris chacun 6 heures de nuit et à 3 heure du matin nous avons fait la relève du bois à morville. Alors souvent les nuits à Blanc et aujourd'hui nous jouons à la manille dans les maisons étant encore de garde. Je suis toujour en bonne santé et pas bileux. Je finis en embrassant Père, mère, frère, soeures. Embrasse mes deux chérits à ma place et je ne oublier celle qui prend autant de peine pour moi. 

Aurrevoir 

Joseph.

forêt de fok le 22 D. 1914

 

Ma chère Petite femme,

J'ai quitté Morville ce matin à 4 heures pour retourner à la forêt de fok et nous y somme encore quelque jour. Alors ce matin après la petite jelée blanche la terre est tellement détrampée et mouillé que Dans les allées on y rentre jusqu'au cheville. Alors je me décide à te dire de m'acheter des galoches. Tu irras chez Turpeau à Bressuire. Tu lui demandera une paire de galoches N° pointure 27 pointure régimentaire. Tu peux mesurer les miens avec un bois malgré que les autres que tu achèteras seront plus petite. Sa ne fait rien, celle que j'ai chez nous sont du N° 28 et elle sont un peu trop grandes et je craint qu'elle me font mal avec le bouclage qu'elle ont. Il vaut mieux à lassés. Tu les fera ferrer à Charrit D'un bout en bout les semelles pour tiennes solidement et tu me les espédirat le plutôt possible de sorte que j'aille les pieds chaud car mes souliers prennent l'eau. Choisir qu'elle n'ait pas la tige trop basse pour pouvoir descendre mes guêtres dessus. Alors je conte sur ta bonne volonté car je sait que tu n'oubliera pas ma consigne. Tu verra, si tu voyais que 27 serrait un peu petit, Tu prendrait du 27 ½. Je suis en bonne santé et tranquil sauf la garde et le dormi qui manque. Nous allons passer nos fêtes de Nöel dan la forêt. Ce sera de joli fêtes pour nous. Enfin espérons que Dans ces beau jours, que la petit Jésus Nous apporte la pais et la tranquilité et que vivement il nous ramène auprès de toi et de mes Deux chères fillettes sans oublier Père, mère et toute la famille.

Bonjour à Pères Elise Auguste. Je finis en t'embrassant de tout coeur. Donne un bon baisé à Néné et Marie Josèphe. Aurrevoir ma chère.

Celui qui ne t'oubliera jamais

Joseph.

Chiché, le 24 Décembre (1914)

 

Mon cher Joseph,

En attendant la messe de minuit, je me met à t'écrire car aujourd'hui c'était la foire et nous étions Marie, moi et Papa. Le commerce vas très bien et ce soir j'en profite pour rester attendre la messe chez Marie et j'ais emballer

tes galoches et plusieurs petites autres paquet tel que des sardines, de la teinture d'iode et un peut de moutarde pour mettre dans tes chaussettes quelques pincer seulement et Marie a voulut t'envoyer aussi des petits gâteaux pour tes étrennes et moi j'avias voulut faire une petite galette mes elles n'est point bien réussit mes je pensse bien que tu la trouveras bonne toudemême. Mon cher Petit, nous allons donc assister à la grande fête de Noêl sens pouvoir espérer que vous aussi vous pourriez venir avec nous chanter les louanges de l'enfant jésus mes nous allons le prier beaucoup ce petit jésus enfant affin que cette petit enfant touche son Dieu le père pour terminer cette grande misère et vous retrouner tous auprès de nous. Mon cher Petit, j'ais reçut aujourd'huit la lettre de toi qui date du 19. J'ai été heureuse de savoir que tu avais toucher ton argent mes j'avais bien mis que 5 fr. chaque lettre. Mes ce qui me fait le plus de peine, c'est de te voir réduit dans ce bois pour ci longtemps. Il faut espérer que ce cher petit jésus arrête cette triste affaire pour la fin de cette année, elle amènera la fin et la victoire.

Aurevoir mon cher Petit. Je te dis bien le bonsoir et T'embrasse bien fort aussi que Paul et Marie Radégonde Deborde et tes 2 chères Petites fillettes qui T'embrasse mille fois. Voilà l'heure de la messe. Je vais donc te quiter sur ta lettre mais je ne t'oublirer point dans mes prières car mes penssée ne sont jamais ailleur quavec toi. Je pensse que tu aura reçut ta petite famille. Je ne sais pas encore si je serais acceptée d'avoir la paix. J'espère le savoir Dimanche. Nous avons un temp plus froid. Ca gèle beaucoup ce soir.

Aurevoir mon cher amie. Prions le petit jésus pour quil te ramènes avec nous bien promtement.

Radegonde Alberteau.

 

 

Réponse

 

La forêt de Fok le 29 D. 1914

 

Ma chère Petite femme,

Tu me dis que tu attends la messe de minuit. Moi aussi, je l'ait attendut. Au moment ou elle doit sonner, j'étais dehors de garde aulieu que ce soit les cloches que nous enttendions c'était le canon qui a grondé toute la nuit sans decesser surtout sur les minuit. J'y pensait beaucoup moi aussi dans cette jolie fêtes lais non, pas moyen, nous étions en avant-poste et la il faut se tenir au pénard, ce n'est pas le môment de quitter. Et le jour de Nöel, nous l'avons passé dans le même endroit et le lendemain nous avons quitté pour retourner à Atton et dimanche j'ai assisté à la messe à Atton. C'est là que l'ont peut voir des chants touchants. Quand l'on enttent les vois des soldats chanter à tutête ceci fait une impression et ce sont que Des cantiques de guerres. Nous sommes resté 3 jours à Atton et nous nous sommes fait vacciner. Cela nous a donné la fièvre de soir de... C'est une piqûre dans l'épaule pour défense de la tiphïde mes àprésent je ne sent plus rien. Je suis toujour en bonne santé et sommes tranquil. Aussi, nous enttendons souvent le canons mais c'est souvent artillerie contre artillerie. J'ai mangé un peu de beurre à Châtaigné ce matin. Il est avec moi dans la forêt. Les galoches, Tu ne bougeras pas avant que j'ai reçut celle que tu m'envoye. Je ten donnerai nouvelle si elle ne voulait pas marcher. Je tacherait de les vendre. Enfin ne bouge pas sens ordre. J'ai écrit à Antonin de Ville-neuve hier. Tu Diras bonjour aux amis et que je penses aller toucher la main en le courant de celle nouvelle année.

Embrasse toute la famille à ma place, Père, mère, frère, cousin, cousine. Embrasse mes Deux chères que je pense souvent. Bonjour à Ferret Auguste et Elise. Je finis en t'embrassant du fond du coeur et.... Te porter tous ce que mon coeur te dit et aurevoir.

Celui qui ne t'oubliera jamais,

Joseph.

Bonjour à Radegonde Deborde.

Jour de Noël, le 25 D. 1914

 

Ma chère Petite femme,

J'ait été très heureux ce matin en recevant tout d'abord un jolie paquet qui était très bien rangé. J'ai trouvé une jolie boite de viande qui est, de leur qu'il est, devant le feu entreint de se dédiger et dans une autre savonnette, pastille, cigarette, boite de conserve et une jolie chopine de malagat. Après avoir passé notre messe de minuit de garde, j'ai trouvé c'est jolie choses et une heure plus tard je touche une lettre qui m'a fait grand plaisir en voyant que Paul était rendu chez nous. Qu'elle joie que vous devez avoir éprouvé dans cette arrivé. Il me en lisant cette lettre que je prenait part à cette joie. Je voit tout les voisins à faire la causette avec Paul et je vois Papa et maman

qu'il devaient être heureux dans ce môment. Cela les aurra tranquilisés. Ils auront vut que je vous disait pas de mensonge. Il doit lui aussi se sentir heureux en ce môment d'être à passer quelque jours auprès de vous. Je suis toujours dans les bois sous nos cabines couvertes de feuille. Le temp est un peu moins humide. Nous avons de la gelée et un peu de neige mais ce matin la neige est fondue.

Nous sommes toujours àpeuprès tranquil jusqu'ici pour l'infanterie mais nos canons Dorment jours et nuits. Nous comptons retourner à attont pour nous faire vacciner contre la tiphoïde demain. Je penses que notre messe de minuit a été sonnée que la vôtre car au môment de 10 h. ½ au lieu des cloches, c'était les canons et à branlle comme ont et notre jour de Nöel nous le passons à faire des tranchées. Mais enfin nous sommes pas malheureux car le petit jésus sous a tous apporté quelque chose. Alors, nous allons d'ici une demie heures lui faire honneur. La compagnie nous a donné à chacun une cigarette et quelques cigare et une orange. Je suis touour en bonne santé et nous comptons que le petit Jésus vat nous apporter la paix d'ici peu et que nous puissions rejoindre nos plus chère. Je vous souhaite une bonne santé à tous. Bonjour aux amis. Embrasse toute la famille pour le jour de l'an à ma place. Je finis en vous embrassant. Donne un baisé à mes Deux chéries sans oublier ma plus chère que je n'oublit jamais et que je voit qui ne m'oublit pas dans aucune chose. Dis bien des choses à Paul à ma place et je me sent heureux de le voir auprès de vous et je lui souhaite une bonne chance et que Dieu le garde auprès de vous et sans retourner au feu.

Aurevoir, je vous embrasse tous. J'écrit sur ta boite en carton sur mon genou.

 

Joseph.

 

La Moinie le 5 Janvier (1914)

 

Mon cher Joseph

Je vient répondre a ta petite lettre que viens de recevoir avec plaisir. Et on me racontent ce que tu avais eprouver de peines dans ce jour ou tu voyais c'est pauvres femmes et enfants pour s'échapper des bals. Cela mon cher Petit je le comprend très bien qu'il ne faut pas se plaindre auprès de ces pauvres malheureux que de graces nous avons

a rendre à Dieu de ne se trouver pas dans les lieux pareille et mon cher Petit c'est en penssant en tous ceux ci que l'ont aime tant et que toujour c'est la crainte pour eux de les voir un jour malheureux. Mais ne nous décourageon pas Dieu est toujour la et nous aurons pas plus de peine qu'il voudra nous envoyez et esperon que bientôt il nous envoie plus de bonheur que nous le pensons en te ramenant bien saint et bien libre auprès de nous pour pouvoir ellever ta chere petite famille qui de l'heure qu'il ait a si bonne mine. Et je t'assure que ta petite Marie Joseph ne se fait pas de bille. Elle est une vrais petite vermine, il faut toujour etre la, elle est toujour coucher partout jusque desus la table que nous la trouvont percher. Elle emporte les grandes chaises come elle veut est geainante come tout car l'on craint qu elle se casses les membres. Et si tu l'entendais toujour, elle babille appelle Tonton, Parrain, Papa Pépé, elle aime grand pere a la folie car il l amene le soir et elle le sait bien. Et Renée elle devient plus sérieuse et elle a plus d'apetit qu elle a eut. Elle mange de la soupe come un grande femme et elle voudrais bien te faire souvent des petite lettres car parle souvent de ce bon Papa et si je voudrais le voir mon Papa comme il serait content de nous embrasser. Pauvre Papa il est toujour a la guerre et fait bien sa petite Priere sens se faire tirer l'oreille. Pour son cher Papa et Tonton Gabriel qu'elle n'oublie jamais ainsi que Tonton Stanislas et tonton Paul nous avons pas d'autre nouvelles de Paul depuis 5 jour et Stanislas nous avons pas été a Cliché ces 3 jour et nous ne savons pas. Je vais aller Demain a 2 services, un Pour Désirée et l'autre pour Batiste Rouslard de Nantilly. Je ne me souviet pas si je tavais dit qu'il était mort au chant d'honneur. Je pense voir beaucoup de famille de Clessé car c'est de la famille et c'est parent aussi avec Rousslard du coté de sa femme ou du moins tu dois le savoir elle a aussi elle 4 enfants. C'est bien la misère aussi elle. Tu me demandais si les jeunes comme Fonteny était partir, mes non, il n'y en a pas de Parir encore. Antonin n'est pas partir aussi lui il attent tous les jour son héritage et a bien peur de recevoir l'ordre de partir. Avant elle reste chez Alexis pour faire ses couches. Zephire Tibaudeau est partir a Cholet mes il est pris pour le service armée. Je ne vois plus grand choses a te faire part pour le moment. Je t'avais préparer un petits colis et il est partir. Les vilneuve ont été a Parthenay aujourd'huit et l'on emporter donc j'espère que tu le recevras bientôt et en bonne état. Tu vas bien me dire ce qui te ferais plaisir que je puisse t'envoyer car moi je ne sais pas ce qui t'ai le plus utile et comme cela circule si bien et que ca ne coute pas que la coute de l'achat. Pour te le faire passer tu serait bien simple de ne dire pas ce qui te fais plaisir. J'ai oublier de mettre du papier a cigarette dans ton paquet. Je vais en mettre un dans ta lettre et j'espère que tu le recevrras en état. Tu me diras quand tu voudra que je te fassent passer de l'argent et ci tu est malheureux. Cache moi rien cela me ferat plaisir si tu me conte toutes peines car j'aime mieux tout savoir de toi. Même que pard d'autre, Feret est bien occuper, il est entrint de faire des paniers pour ramasser des Topines. En voilà 2 de fait. Nous avons un temps tres doux ces jours et souvent il tombe de l'eau. Les choux ont meilleur mine. Ils ont bien pousser et ne sont pas trop bruler pour l'étaler. Papa n'est pas si décourager que pendant quelleques temp. Les betes n'ont pas trop mauvaise mine. Demande cela a Paul il te l'explicera mieux que moi. Et nous avons encore beau de foint. Papa se porte tres bien pour le moment ainsi que maman et ta petite femme qui vat toujour tres bien et espere de jour en jour de voir arriver mon plus cher qui doit bien soufrir du mauvais temp. Pauvre petit. Vivement la fin de cette guerre.

Ta petite qui t'embrasse.

Radegonde

 

Réponse

 

La foret le 12 janvier 1915

 

Ma chère Petite femme.

J'ai été heureux ce tantôt de recevoir ta jolie lettre surtout en voyant que tu étais en bonne santé et que tout vat bien. Tu me parle du temp. Oui je penses que les choux doivent pousser car le temp est toujour à l'eau de ce moment de l'eau et de l'eau en abondance et pas chaude. Enfin jusqu'ici nous, nous nous sommes apeuprès échappé. Si cela voulait seulement continuer sans plus de froid nous, nous pourrions nous sentir heureux. Nous avons bien quelques nuits qui sont assez dures. Cette nuit je l'ait passé à la belles étoile en avant poste mais la nuit qui vient nous allons rattrapper le temp perdut. De l'heure qu'il est, nous sommes auprès du feu qui est au milieu de la maison. Que nous avons fait hier des jolies petites cahuttes au rond et nous couchons en ce moment les pieds aux feu. Mais la nuit dernière nous pouvions pas faire de feu car nous nous étions trop proche des bôches et nous avons passé notre nuit comme cela à la belle étoile et je crois qu'il y en a de plus malheureux que nous encore. Je suis toujour en bonne santé. Je vous souhaite que vous soyez de même tous. Dit-donc à feret que je pourrais lui gosser ses coutons car nous sommes en plein dans les bois.

Embrasse Père, mère, frère, soeure.

Bonjour à Ferret Auguste, Elise. Embrasse mes Deux chérie à ma place et je ne t'oublie jamais un instant.

Joseph qui pense souvent Dans ta famille.

La Moinie le 24 février (1915)

 

Mon cher Petit Joseph.

Je fais réponse à la lettre du 20 que j'ais recut aujourd'huit et celle d'hier que j'ai été heureuse de recevoir et que tu me dis comme tous ces passer auprès de toi. C'est bien comme tu dis. C'est bien malheureux que vous étiez pas tous pour préserver cette malheureuse compagnie. Je serais bien plus tranquille si je savais des nouvelles de se pauvre moïse. Pour Ferdinand, il a écrit et je t'assure que ça été une grande joie pour nous tout car nous l'avions déjas que sa compagnie y était aussi et même qu'il y en avait de disparut. Tu pense si nous avons passer la journée de Dimanche et moi Lundi pour savoir si il avait écrit. Joseph Cogny avait été déjas plusieurs jour aussi sans écrir.

Hier nous avons eut la visite de Marcelle Clisson et nous a donner des nouvelles de Paul quil allait très bien et aujourd'huit nous avons une carte de magor et nous dis qu'il était guérir et qu'il sortais de l'hopital donc nous coutons sur lui d'ici une huitaine de jour. Marcelle nous dit bien qu'il a affaire à un très bons médecin, que c'étais un vieux Pèr De famille et qu'il pensait qu'il lui accorderais une convalescence. Nous en serions bien heureux. Placcide et venu pour une permition de 15 jour. Il en serat bien heureux aussi lui mes ça lui serat bien peine de retourner. Je pense que ces chers petits auront été content de voir arriver ce cher Papa. Ils voulait bien gager le Père Grimault mes il leur demande 9 cent frs pour 11 mois et pourtant il n'est merveilleux et cela n'est pas trop éttonnant. A l'âge qu'il est rendu il ne peut pas faire comme un jeune. Arestide est bien affliger de voir une si triste taille mes aprésent Placide vat l'arranger un peut et remettre un peut Clorinte aussi car elle était désolé. Tout le monde vas à la foire demain. Feret vat mener la belle vache de 20 ans et la jeune Elise vat lui aider car elle a tomber du tombreaut et c'est fait mal à un bras et nous craingnons qu'elle aurait une bras de demis et maman y vas pour vendre des poulets et Marie aussi. Le petit henri vat beaucoup mieux. Toute la famille est en bonne santé et te désir demême. Tn'oublirat pas de me dire si tu as toucher le colis que je t'avais mis du jambon et des petits pois car je croi que tu ne la pas recut. Tu ne m'en a jamais parler et pourtant je l'avais expédier 8 jour avant celui de maman. C'est peut être qu'il s'est égaré.

Aurevoir cher ami. Je t'embrasse mille et mille fois et tes 2 petites filles aussi quin sont en bonne santé ainsi que ta petite femme

Radegonde qui t'embrasse.

 

Réponse

 

Vendredi 5 M. 1915 (mars)

 

Je me suis trouvé heureux hier soir en recevoir 3 lettres, car mes lettres filaient toute à ma compagnie. Alors hier soir je les ai recut. Tu me demande si j'ai recut mon colis qu'il y avait du jambon. Oui je l'ait recut. Tu ne doit pas avoir recus ma lettre qui te le disait que j'avait tous recut et en orddre. Tu me dira si Elise et guérir de son bras. Tu me dis que Tu n'étais pas tranquil de Ferdinand qu'il n'écrivez pas. Malgré que l'ont est 4 ou 5 jour sans écrire, il ne faut pas ce tourmenter car quelque fois on est changé de place alors ça un retard. Marguerite me dis que Radegonde est désolé. Certainement que cette cher Petite serat désolé. Eux qui s'aimait tant. Taché de lui monter le morale car enfin vous femmes vous n'avez pas les atrocité de la guerre à souffrire. Je sais que c'est dure d'apprendre la mort d'un mari ou d'être disparut. Il faut s'armée de courage car voyez il n'y en a pas qu'une qui se trouve dans le même cas. Que ceux de vous qui ne sont pas affligé aide les camarade à côté qui sont afligé.

Bonjour aux amis. Embrasse toute la famille à ma place. Bonjour pour moi à Paul qu'il m'écrire. je vous embrasse mes trois chéries et je vous dis aurrevoir.

 

Joseph Alberteau à la compagnie mitrailleuse conducteur au 314 ème de ligne secteur postal 94

Le 9 F. 1915 (février)

 

Ma chère Petite femme

Deux mots Pour te faire savoir que je suis toujour en bonne santé et tranquil. Hier soir, j'ai Recut un colis a Armande il y avait un camembert, une tablette de chocolat, un peit morceau de camphre, une boite du doctuer Guillot et un petit sachet de pastille de gômes.

Je leurs fait réponse a même temp que toi pour leur dire mercit. J'ai vut Joseph Cadu tous ces jours, il est très heureux car il est au caissons de munitions de la mitrailleurse et il est toujour ou nous prenons notre repos couche toujour dans des granges et très tranquil s'il peut y rester il passera du beau temp. J'ai vut hier que les hommes qui ont été pris dernièrement vont partir le 15 F (février) tu me le diras quand tu le saurras et ou il vont.

Tu diras bonjour au amis ainsi qu'à Ferret Auguste et Elise.

Embrasse toute la famille Père, mère frère, soeure. J'ai est des nouvelles de Plasside. Il est en bonne santé.

Embrasse mes 2 petites mignonnes à qui je penses souvent. To mari qui te souhaite une bonne santé et qui t'embrasse mille et mille fois.

Joseph

 

 

 

Dimanche 21 février 1915

 

Cher père et cher mère.

Comme nous avant un jolie soleil aujourd'hui j'en profite pour vous passé de mes nouvelles et en même tan pouren avoire des votres. Je me porte assez bien malgré le mauvait temp. NOus navant poin de temp sec bien loin de la. Il tombe de l'eau en parti tous les jour. Je que nous allan toute même avoire la journée d'aujourd'hui assez belle. Il y a l'entant que nous en n'avion eu une aussi belle. Hier je nous croyan noyé dans nos gourbi nous avant eu une forte orage comme si savé été à fa saint jean. Il a mouillé pendans deux heur à plaint temp. A comme les terre sans sauté d'avance tous sela revien sur nos gourbi dans les tranchées. Mes malgré tous nous avant de bonne toile. A nous avant encore jamai en fondu dans nos tranchées. Quand l'eau vien dans les tranchées nous la gettan avec des pelle qui sant en forme de baquet ou quelques foi nous nous servant d'une pompe et des tuijos qui jette l'eau plus loin. Maintenan nous avant apeprès se qui nous faut dans les tranchées. Nous avant aussi des grandes bottes pour faire les corvés quand il faut passé dans les boyos qu'il y a de l'eau jusque au genous comme sela nous avant les pieds bien moin mouillé. Toute ses chose nous san bien utile mes la fin de la guerre nous serait encore bien plus utile car je voi que l'ouvrage est rendu et rien pour la faire. Et chez vous que je pensse aussi comment Feret vous pour fournire avec toutes les baites grasse qu vous aurré commen faire pour fournire. Je voi cher père que cela doit vous fatigué, vous épuisé. Je ne doute pas qu'il faut que Dieu vous donne des forces pour résistère et aussi maman comman fait elle pour tenire avec tous ses ennui que vous avez de nous en même tent. J'ait reçu une lettre de radegonde ses jour ci et elle me di que vous êtes bien pourtant et que Auguste et mi à la journé tant mieu pour lui et aussi pour vous autres en même tant. Ma chère Radegonde, embrasse les petites à ma plasse et je te souhaite que l'avenir de ce petit garçon se passe pour le mieu. Dieu te protégera à vous donner un grand garçon. Je t'embrasse du fon du coeur ainsi que maman et papa.

 

Stanislas Alberteau

Mardi 23 Mars 1915

 

Ma Chère Radegonde

Deux mots Pour te donner de mes nouvelles car hier j'ai été a Millery et je n'ait pas eut le temp d'écrire. J'ai été heureux de ma promenade. J'ai revut des maisons que nous avont passé plusieurs fois et que nous étions heureux d'être abrité et de faire tous ce que tout ce que nous avions à laver. Et pour faire préparer à manger quelquefois que nous voulions nous soigner un peu. J'ai fait un bon voyage et par un beau temp. Nous avons en ce moment un temp sec avec des gelées assez fortes. J'ai recut hier soir une lettre de Marie qui me dis qu'elle est en bonne santé ainsi que toute la famille. Je la remercit beaucoup. J'ai vut Ferdinand ce matin, il est en bonnes santé. Il est accourut me demander si il y avait du nouveau je conte le voir ce soir pour causer ensemble un moment. Peut-être qu'à l'arrivé de ma lettre il y aura du nouveau et pourvut qu'elle trouve une femme forte c'est ce que je demande à Dieu tous les jours.

Embrasse toute la famille à ma place.

Je finis en vous embrassant toute les trois et peut-être 4 aprésent. Aurrevoir à bientôt j'espère.

 

Joseph (à la compagnie de Mitrailleuse conducteur au 314 ème de ligne Secteur postal 94)

Prière pour l'Armée

 

Seigneur, qui vous êtes appelé le Dieu des Armées, protégez la France dans la lutte qui menace son indépendance et sa foi. Levez-vous, Seigneur notre Dieu, et dissipez les ennemis qui attaquent la fille aînée de votre église. Ils ont juré sa perte et sa destruction et, sur ses ruines, ils voudraient établir l'hérésie et l'erreur. Vous ne permettrez pas, Seigneur qu'ils réalisent leurs desseins ; vous vous souviendrez de la nation à laquelle vous avez donné, Sainte Geneviève sainte Clotilde saint Louis et la bienheureuse Jeanne d'Arc, et que vous avez si miraculeusement sauvée. Regardez, Seigneur d'un oeil favorable les armées de la France. Nous vous prions pour nos soldat, pour tous ceux qui nous sont cher, et que le dévouement appelle sur le champ de bataille ; ce sont nos époux, nos pères, nos frères, nos enfants, nos parents, nos amis. Ils défendent le sol de la patrie, nos foyers domestiques et nos autels. Seigneur ils nous ont quittés pour obéir à la voix du Devoir ; nous les confions à votre divine providence. Puissent-ils n'être point au nombre des victimes qui succombent dans les combats ; Seigneur que votre volonté soit faite et non la nôtre ! Mais nous vous conjurons d'écouter nos supplications quand la mort planera sur la tête de ceux que nous vous recommandons. Protégez-les, conservez-les à votre amour, et plein de reconnaissance, avec eux, et pour eux nous vous remercieront. Nous chanterons l'hymne de l'action de grâce dans vos temples et nous renouvellerons nos serments de fidélité.

Nous vous prions Seigneur pour nos blessés ; soulagez leur souffrances, rendez-leur la santé et la vie, donnez-leur la résignation ; et que les stigmates de l'honneur leur apprennent à aimer les stigmates de votre croix. Nous vous prions, Seigneur pour nos prisonniers, ne les délaissez point sur une terre étrangère, adoucissez l'amertume où les plonge l'absence de la Patrie ; soutenez ces pauvres exilés et donnez leur l'espérance de revoir le sol natal, leurs familles et leurs amis que notre croix soit encore, au sein de cette épreuve terrible leur plus douce consolation. Nous vous prions Seigneur pour les mourants éloignez de leur coeurs, l'angoisse et le désespoir, qu'ils se souviennent de leur première communion et de leur baptême et qu'ils obtiennent de vous, le pardon suprême. Seigneur acceptez le sacrifice de leur vie comme une entière expiation de leurs péchés et des nôtres ; donnez leur le repos, nous vous prions Seigneur pour nos morts, souvenez-vous de leur lutte et de leurs sacrifices, de leurs dévouements. Ils ont soufferts ils ont succombé pour la défense de notre Patrie catholique ; Seigneur oubliez leur faute et celles qui ont attiré sur nous vos fléaux, et admettez-les au plus vite dans le royaume de la paix et du bonheur. O Marie, Patronne de la France, secours des chrétiens, c'est pour vous que nous offrons à Jésus, votre fils, nos prières et nos supplications, Daignez étendre, sur nos soldats votre protection toute puissante, souvenez-vous de ceux qui nous sont chers. Salut des infirmes, guérissez nos blessés, Consolatrice des affligés, consolez les prisonniers, et les mourants. Refuge des pêcheurs ; ouvrez à nos morts la porte du ciel et priez pour les familles dans la douleur. Saint Martin modèle des guerriers, premier Patron de la France, attirez sur nos armées la bénédiction de Dieu, et obtenez-nous la paix. Coeur Sacré de Jésus, avez pitié de nous. O Marie conçue sans pêché, priez pour nous qui ont eu recours à vous. Saint Michel priez pour nous. Sainte Geneviève priez pour nous. Sainte Clotilde priez pour nous. Saint Martin priez pour nous. Saint Hilaire, priez pour nous. Sainte Radégonde priez pour nous. Saint Louis, priez pour nous. Bienheureuse Jeanne d'Arc , priez pour nous, Tous les saints et les saintes, protecteurs de la France.

 

 

priez pour nous